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Namur antifasciste

Au-delà de ces élections,

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Constatations au lendemain du vote, 

 

                                                                                                                                          ...d'un point de vue antifasciste.


Nous laisserons aux analystes politiques, aux historiens, et à la réflexion des citoyens,  tirer le bilan des élections de ce 13 juin 2010.

Namur antifasciste  se contentera aujourd’hui d’un constat réconfortant, qui touche notre objet social.

Pour la première fois depuis près de vingt ans (le dimanche noir du 24 novembre 1991, qui avait vu l’élection d’une escouade d’élus fascistes du nord au sud du pays), il n’y a plus d’élu FN ou de partis apparentés dans la partie francophone de la Belgique.

 

Quant au Vlaams Belang, après avoir attiré un électeur flamand sur quatre il y a une dizaine d’années, il se retrouve cinquième parti en Flandre. Le mouvement flamand n’est plus représenté principalement par un parti fasciste. Il est possible que ce dernier soit complètement marginalisé (tel  Le Pen en France), au profit d’une droite plus fréquentable et qui affiche un plus grand respect pour la démocratie.

En pratique, les formations d’extrême-droite perdront en tout (FN) ou en partie (VB) le financement public et les ressources de leurs mandataires. Elles attireront moins d’arrivistes ou de politiciens grillés issus de partis démocratiques. Elles auront moins de visibilité dans les sondages, les campagnes électorales. L’information des citoyens sur leurs pratiques, leur idéologie et les catastrophes que le fascisme a mis en œuvre, et l’actualisation et la construction de la démocratie, ont joué un rôle dans cet effritement des listes liberticides.

 

L’antifascisme est-il donc moins nécessaire, moins d’actualité en Wallonie ?

Posons la question autrement, par exemple :

-          Les idées fascistes, négationnistes, intégristes, liberticides, ont-elles disparu pour autant … alors que leurs quelques pourcents d’électeurs se sont dispersés vers des groupuscules rivaux ou apparemment plus policés ?

-          Le racisme, en discours ou en comportement, devient-il exceptionnel dans la société, voire les institutions ? Ne sommes-nous pas bombardés de clichés approximatifs dénigrant,, par exemple, la religion ou l’idée prêtée à l’ « ennemi » ?

-          La violence, verbale ou physique, se marginalise-t-elle, pour être remplacée par des manifestations non-violentes, le dialogue, la négociation ?

-          Le pouvoir administratif ou social, ne tend-il pas, aussi, à une violence institutionnelle ?

 

Le combat de Namur antifasciste ne s’arrête pas à la suppression des partis d’extrême droite. Il se prolonge dans la lutte contre la violence et les discriminations, beaucoup plus sournoises, que vivent les gens au quotidien. C’est pourquoi, même si nous nous réjouissons de la perte de vitesse des partis fascistes aux dernières élections, il ne faut pas oublier que les gens qui votaient pour eux ont voté pour d’autres partis, que l’on qualifie simplement de droite. Les idées et les gestes de ces électeurs étant toujours là, Namur antifasciste se doit de rester vigilant et de continuer à œuvrer à plus de démocratie.

Naf, 18 juin 2010

 

POUR LA DÉMOCRATIE

 

 

Namur antifasciste rassemble des citoyens luttant contre toute résurgence du fascisme, contre toutes idées et mesures qui tendraient à restreindre la liberté de nous réaliser, de vivre ensemble comme nous le désirons, de construire un monde plus heureux et donc  plus démocratique.

 

Les élections anticipées du 13 juin 2010 sont un moment de la vie politique de ce pays. Elles posent beaucoup de questions, mais nous nous engageons à éviter qu’elles ne soient le prétexte à une remontée de partis fascistes et liberticides, de politiciens qui s’appuient sur la violence et le préjugé le plus débile sur terre, le racisme contre n’importe qui.[1]

 

Nous entendons beaucoup de citoyens peu enthousiastes pour voter avant le terme de la législature, et certains même se disant prêt à cocher  « n’importe quelle liste ».


Non, pas n’importe quoi et en aucun cas cautionner, élire et donc financer des partis qui veulent abolir l’égalité en droit entre les gens et la liberté. Pour nous exprimer, nous disposons de plusieurs choix. Des membres de Naf proposent ci-dessous, en leur nom personnel, trois alternatives pour la démocratie.



Le Conseil d'Administration de Namur antifasciste, 6 juin 2010 


 

Les listes en présence, les résultats de 2010 à partir de ce dimanche après-midi, sur le portail fédéral belge  



Les trois positions  développées ci dessous sont largement distinctes. Elles engagent leurs signataires et non l'ensemble de Naf. Ellles sont toutes préférables à l'expression d'un mécontement qui se traduirait par un vote pour des ennemis de la liberté.  
Les lecteurs  sont invités à lire jusqu'au bout les différentes propositions, et les médias à les citer en contexte
La position commune et statutaire de Naf est rappelée ci-dessus. Ce qui suit présente des pistes de réflexion.  

 


 Votons !

 Voter ? Oui mais pourquoi pensez-vous ? Pour voir à nouveau la même équipe nous gouverner ou plutôt tenter de trouver un compromis avec nos compatriotes de Nord, qu'ils ne sont pas parvenus à trouver au bout de 3 ans de pérégrination ? Oui, en effet.

 

Pourquoi ? Parce que selon l’article 3 de la Constitution, la Souveraineté de la Belgique appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie de vote. C’est cette participation qui fait  de nous des Citoyens, qui fonde et légitime la Démocratie représentative à laquelle nous tenons tous.

 

Pourquoi ? Parce que la Belgique fait partie de ces quelques pays ou le vote est obligatoire, plutôt que de voir cela comme une malédiction, il faut y voire une chance.  Une chance immense de pouvoir exprimer son opinion et de pouvoir ainsi agir contre l'immense marasme politique qui nous noie depuis des mois, sinon des années.

Pourquoi ? Car si vous ne votez pas, sachez que les extrémistes, eux, ne s'en priveront pas. Quelle que soit votre opinion, soutenez les partis démocratiques qui défendent le droit à la parole, la liberté et la libre expression.

Si vous croyez encore en la Belgique et à tout ce qu'elle représente, votez, envers et contre tout, malgré tout.

 

NAF, POUR LA DEMOCRATIE.

 

Joëlle Binon

(aussi Présidente de Namur antifasciste a.sb.l.)

 

"Nous vous avions donné notre confiance, nous la reprenons pour mieux la donner à d'autres !"

Nous sommes tous victimes d'une prise d'otage. De plus, on essaie de nous voler notre démocratie ? Qui "on" ? On nous cache des choses, nous ne serions donc plus tous égaux ?

Scandale, révolte :

VOTONS A TOUT PRIX

Sinon, nous ne serions plus nous-mêmes !!!

NB : Ils ont dit qu'ils allaient acheter des cigarettes et ils ne sont jamais revenus ...

Ludovic Mouffe.


Un peu de changement ne ferait de tort à personne 


Pourquoi ne pas voter pour un des partis dont nous n’entendons guère parler, à qui l’on ne laisse moins la parole lors des débats publics ? Ben oui, outre les quelques partis qui s’agrippent à leur position dominante, il y a quelques petits partis démocratiques, non obnubilés par une politique sécuritaire, avec des candidats convaincus, qui essaient de se faire entendre au-delà de la cacophonie politico-médiatique. Les valeurs qu’ils défendent ont également le droit d’être clamés aux tribunes camérales ou sénatoriales.


Sans vouloir nous étendre ici sur tous leurs (mé)faits, il faut bien avouer que les gros partis ont déjà eu largement le temps de nous démontrer leur incompétence à gérer leur absurde conflit béachevé, à s’occuper des problèmes des travailleurs et des sans emploi, mais fortiches pour lancer des décrets et des lois dignes des plus grands surréalistes.


Vous en avez marre des élections ? Faut pas leur en vouloir, elles n’y sont pour rien. Qui donc en peut, alors ? Les femmes et les hommes qui sont sensés gouverner le pays. Or, il existe des alternatives (pas une, des) : des « petits » partis progressistes ne demandant qu’à s’affirmer. Ils ont dû se battre pour pouvoir être représentés (c’est ça la démocratie), ils sont maintenant sur les listes, plein d’idées nouvelles, de propositions qui ne demandent qu’à être confrontées au monde dans lequel la Belgique évolue, il faut leur donner une chance de se faire entendre.


Ce vote utile pourra peut être permettre de ne pas devoir retourner aux urnes dans un an.

 

Jean-Paul



Site des partis "traditionnels" ou "alternatifs (collège francophone)

2.   VIVANT : http://www.vivant.org    
5.   PS :
http://www.ps.be/

6.   MR : http://www.mr.be/

8.   CDH : http://www.lecdh.be/

12. Ecolo : http://web4.ecolo.be/

14. RWF : http://www.rwf.be/

16. PTB+ :  http://www.ptb.be

18. Front des Gauches : http://frontdesgauches.be/

20. MS+ : www.mouvement-socialiste.be 






Si je désire exprimer ma déception face aux difficultés de la démocratie, je puis recourir à une méthode de non-violence active, ou de désobéissance civile. Ce type de réaction est aussi défendable face à ce qui peut apparaître comme une violence légale, institutionnelle ou sociale. Elle est une alternative peut-être peu "citoyenne", mais préférable au vote pour des fascistes. La position ci-dessous n'engage pas Naf, mais son signataire, qui la propose parmi d'autres.

 
Abstention active

Aux Présidents du Bureau de Vote et du Tribunal de Première Instance

Monsieur ou Madame le Président

Par la présente je déclare m’abstenir de participer aux élections de ce jour. Je suis conscient que cette absence constitue une infraction prévue par la loi et je demande à être poursuivi et à défendre cette position au Tribunal.

 

C’est délibérément que je me soustrais à l’obligation de vote : celle-ci paraît incompatible avec la liberté et la démocratie. Lorsque le Législateur l’instaura, c’était pour des motifs peu démocratiques : des pressions sociales sur les électeurs.

 

Aujourd’hui, beaucoup de citoyens marquent soit leur désintérêt, soit leur refus, en n’allant pas voter. Ils ne sont pas systématiquement poursuivis, ce qui paraît constituer un manque d’état de Droit. La crainte de la sanction est-elle une motivation noble pour un devoir civique ? Renforce-t-elle la liberté politique, qui consiste à construire et à opter entre  des idées et des programmes, dont les élections ne constituent qu’une étape ? Je souhaite une jurisprudence claire à ce sujet, en attendant la modification de la Loi.

 

Ces élections législatives de 2010 me paraissent particulièrement peu démocratiques. Cet appel à réélire des élus avant l’expiration de leur mandat, ressemble à un plébiscite, à une bataille de voix de préférence, guère plus démocratique que dans beaucoup de régimes autoritaires.

 

Dans l’attente de réaction de la Justice, je vous prie d’agréer, Madame ou Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux.

(Signature)

 

 

 

Une telle abstention est à reconsidérer si un ou plusieurs candidats fascistes ou liberticides risquent d’être élus et/ou, si je désire supporter une équipe, pour son programme et ses talents, dans ce match électoral.

 

Michel Majoros
(aussi administrateur du site)

 

 


[1] Il y a deux listes de ce genre à Namur : l’ancien FN namurois rebaptisé Wallonie d’Abord, et  les détenteurs du sigle reconnus par la direction bruxelloise du FN.
Pour mieux aborder la nébuleuse fasciste et intégriste, voir un site ami de Naf : www.resistances.be  

 

 

Mise à jour le Dimanche, 20 Juin 2010 13:15
 

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